RACISME ANTI NOIR AU NOUVEAU-BRUNSWICK

Le CPPAANB est très heureux d’avoir pu apporter la perspective du Nouveau-Brunswick dans la conversation à portée mondiale.

Le racisme anti-noir au Nouveau-Brunswick ne se limite pas à des actes de discrimination individuelle ; il est profondément ancré dans les lacunes structurelles des politiques publiques.
Historiquement, les programmes et politiques publiques ont souvent ignoré la présence des communautés noires. Au Nouveau-Brunswick, les personnes d’ascendance africaine vivent une triple minorité : raciale, linguistique et au sein d’une province constitutionnellement bilingue (articles 16 à 23 de la Charte canadienne des droits et libertés).

Selon le recensement de 2021, environ 12 155 personnes d’ascendance africaine vivent au Nouveau-Brunswick (1,6 % de la population). Bien que numériquement limité, ce groupe est comparable en taille à une ville de taille moyenne au Nouveau-Brunswick et représente une présence sociale et économique visible.

La communauté est diverse :
Descendants des communautés noires loyalistes, présentes depuis plus de 400 ans, avec des racines historiques profondes et les Nouveaux arrivants, apportant de nouvelles compétences et perspectives.

Environ 22 % sont de troisième génération ou plus, reflétant la continuité des communautés noires historiques, et 30 % sont francophones, soulignant l’importance des droits linguistiques. Les obstacles sont donc à la fois sociaux et administratifs : l’accès aux droits dépend de leur reconnaissance dans les politiques publiques.

Le racisme anti-noir au Nouveau-Brunswick se manifeste également par l’omission institutionnelle aussi bien par des actes discriminatoires directs. Les politiques universelles, si elles ne tiennent pas compte de ces communautés, peuvent les exclure involontairement.

 
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